Les cigarettes du journal La Presse

RCAF photo PL-41915 – UK18597 – 425 sqn, Tholthorpe – Réal St-Amour collection

The ground crew of the French Canadian Bomber Squadron at R.C.A.F. Bomber Group in Britain always have a cigarette in hand and a smile on their lips; the former explains the latter. The « A » Flight Commander of the Squadron, S/L Eddie St. Jean of Ottawa, Ont. (142 Arlington Ave.), accompanied by the adjutant F/L Real St. Amour also of Ottawa (514 King Edward Ave.) have just distributed thousands of cigarettes forwarded by the Montreal newspaper « La Presse » for Christmas. The Adjutant has had the cases of cigarettes arranged in the form of a « V for Victory »; The armourers grouped around while the photographer snapped the happy faces of these courageous artisans of victory.

Photo was taken in front of a Nissen hut used by the armourers as a dispersal shelter when they are not required outside.


Photo ARC PL-41915 – UK18597 – 425 sqn, Tholthorpe – Collection Réal St-Amour

Le personnel au sol de l’escadron canadien-français de bombardement du R.C.A.F. Bomber Group en Grande-Bretagne a toujours une cigarette à la main et le sourire aux lèvres ; le premier explique le second. Le commandant de l’escadrille A de l’escadron, S/L Eddie St. Jean d’Ottawa, Ont. (142 Arlington Ave.), accompagné de l’adjudant F/L Réal St. Amour également d’Ottawa (514 King Edward Ave.) viennent de distribuer des milliers de cigarettes envoyées par le journal montréalais « La Presse » pour Noël. Le capitaine-adjudant a fait ranger les caisses de cigarettes sous la forme d’un « V pour Victoire » ; les armuriers se sont regroupés tandis que le photographe prenait des photos des visages heureux de ces courageux artisans de la victoire.

La photo a été prise devant une cabane Nissen utilisée par les armuriers comme abri lorsqu’ils n’ont pas besoin d’être à l’extérieur.

Deux autres Alouettes – Gilbert et Langlois

Photo C.A.R.C. PL-40496 – UK16285, collection Real St-Amour, prise après le 15 octobre 1944, devant le « Stanton air raid shelter », près du Q-G de l’escadrille Alouettes, à Tholthorpe, Yorkshire, U.K.

À gauche, le sous-lieutenant d’aviation (F/O) Josaphat Gilbert, J/26356, navigateur, 4 rue Ferland, Québec, félicite son pilote, le lieutenant (F/L) Roland Langlois, D.F.C., J/27240, de Val-Brillant, P.Q., capitaine d’un bombardier Halifax. Le lieutenant Langlois vient d’apprendre une heureuse nouvelle. Il a mérité la « Distinguished Flying Cross » Ces deux aviateurs de l’escadrille 425 Alouette ont terminé une série d’opérations aériennes.

London Gazette, 03-11-1044 – Acting Flight Lieutenant Joseph Marie Rolland LANGLOIS (Can/J27240), R.C.A.F. 425 (R.C.A.F.) Squadron. In September, 1944, F/L Langlois was detailed to attack an airfield in Holland. When nearing the target the aircraft was hit by anti-aircraft fire. A large piece of shell struck the casing of the port engine. Shortly afterwards the engine became useless. Some other damage had also been sustained but F/L Langlois continued to the target and executed a successful attack. This officer has completed many sorties and has displayed commendable skill and determination throughout. (attaque sur l’aérodrome de Volkel, Pays-Bas, le 3 septembre 1944)

L’équipage Langlois arriva à Tholthorpe le 30 avril 1944. Entre le 10 mai et le 15 octobre, ils participèrent à 34 missions de guerre. L’équipage Langlois était composé du pilote Roland Langlois, du navigateur Josaphat Gilbert; du WAG, P/O Aimé Jeannotte, J/88929, de Rouyn-Noranda; du B/A, F/O Charles-Auguste Jacques, J/27153, de Shawinigan; du R/G, F/Sgt. Donald Mayo Dube, R/177279, d’Edmunston, N.B.; du M/U/A/G F/Sgt. Wilfrid Edward Berry, de Central Butte, Saskatchewan et le F/E anglais, le Sgt J. R. Cassady, RAF185175.

Anecdote : Le 28 juin 1944, à 02:30 du matin, l’équipage Langlois, suite à un raid sur un site V-1 à Forêt d’Eawy, France, venait d’atterir et de stationner leur avion au « dispersal’, le Halifax KW-J, MZ618. Quelques minutes plus tard, un autre Halifax à l’atterrissage entra en collision avec un deuxième qui était stationné, plein d’essence et de bombes, près du KW-J. La conflagration et les explosions de bombes démolirent les deux Halifax impliqués dans l’accident ainsi que le Halifax KW-J, MZ618, de l’équipage Langlois. Bien qu’il y eut plusieurs blessés, il n’y eut aucun mort.

Three tired young men – Trois jeunes hommes fatigués

 

PL-26695 - UK08672d[17387]

RCAF photo PL-26695 – UK8672 – 425 Alouette sqn, Tholthorpe, March 2nd 1944, Réal St-Amour collection

Three tired young men. You would be too, if you’d flown to Stuttgart, bombed it and returned in the dawn hours, as these boys have. They fly in one of the Halifaxes of Alouette Squadron in Canadian Bomber Group Overseas. Left to right are P/O O.R. Collins, mid-upper gunner of Glenora, Man; P/O M.H. « Mac » MacLeod, bomb aimer of Cape Breton Island whose commission came through the day before the raid; and W/O N.H. Jones, pilot of Deschenes, Que.

Airborne Tholthorpe at 23:25 on March 1st, they landed back at base at 07:45 next morning after a mission that lasted 8 hours and 20 minutes. They flew Halifax KW-C, LW428, the same aircraft in which P/O MacLeod and W/O Jones would lose their lives 23 days later during operation Berlin.


RCAF photo PL-26695 – UK8672 – 425 Alouette sqn, Tholthorpe, 2 mars 1944, collection Réal St-Amour

Trois jeunes hommes fatigués. Vous le seriez aussi, si vous étiez allé à Stuttgart, si vous l’aviez bombardé et si vous étiez revenu à l’aube, comme ces garçons l’ont fait. Ils volent dans l’un des Halifax de l’escadron Alouette du Canadian Bomber Group Overseas. De gauche à droite, on aperçoit le P/O O.R. Collins, mid-upper gunner de Glenora, Man ; le P/O M.H. « Mac » MacLeod, bomb aimer de l’île du Cap-Breton, dont la commission est arrivée la veille du raid ; et le W/O N.H. Jones, pilote du Deschenes, Québec.

Décollant de Tholthorpe à 23h25 le 1er mars, ils atterrirent à la base à 07h45 le lendemain matin après une mission qui dura 8 heures et 20 minutes. Ils volèrent sur le Halifax KW-C, LW428, le même avion à bord duquel le lieutenant MacLeod et le lieutenant Jones perderont la vie 23 jours plus tard pendant l’opération Berlin.

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