Collection Rodolphe Lafrenière

Cette toile fait partie des souvenirs de guerre de Rodolphe Lafrenière. Son fils partage les souvenirs de son père depuis 2014. C’est grâce à lui si j’ai pu écrire sur l’équipage dans la version originale du blogue dédié à l’escadrille 425 Alouettes.

L’artiste qui a peint cette toile est John Rayson. Elle représente un Handley Page Halifax III comme le bombardier piloté par Rodolphe Lafrenière. John Rayson l’a intitulé Before we go.

Je trouve très peu d’information sur l’artiste dont voici une autre de ses œuvres.

John V. Rayson
1934–1995


Je termine avec ce beau témoignage de Rodolphe Lafrenière tiré du livre souvenir du 45e anniversaire de l’escadrille.

Rodolphe Lafreni+¿re

«Mon équipage est le meilleur qui existe… »
Flight Lieutenant Rodolphe Lafrenière

425 45e 010

Quel pilote n’a pas déclaré « mon équipage est le meilleur qui existe ». Je ne manque pas à cette tradition en disant: j’avais le meilleur équipage. Aux Alouettes durant la guerre, un équipage comprenait un pilote, un navigateur, un bombardier, un sans-filiste, un ingénieur et deux mitrailleurs. Mon équipage était formé de «Butch» navigateur, «Doug» bombardier. «Charlie» sans-filiste, «Arthur» ingénieur, «Red» mitrailleur et «Junior» mitrailleur. Il faut dire que dans le cas de Junior (le jeune) nous étions tous âgés d’au moins six mois de plus que lui.

J’aimerais raconter une courte anecdote sur chacun d’eux.

Commençons par Junior; je ne sais pas s’il se rappelle aujourd’hui la goutte de sang qu’il a versé pour la patrie. C’est au retour d’une de nos premières missions que nous avons observé sous son œil droit une légère égratignure d’où avait perlée une goutte de sang. Après vérification, nous avons observé deux trous dans sa tourelle de mitrailleur. Le petit éclat d’obus lui avait tout simplement laissé une trace en passant.

Parlons maintenant de Red, nécessairement une tête rouge. Je me souviens de son calme. Que dire du soir sur le chemin du retour alors que nous volions juste au-dessus d’une couche de nuages, avec un clair de lune. J’entends encore Red annoncer calmement : « Skipper il y a un chasseur ennemi qui nous suit depuis un bon moment, qu’est-ce qu’on fait ? » Nous nous sommes échappés en plongeant dans les nuages, d’où nous sommes ressortis après une vingtaine de minutes. Il n’y avait plus de trace du chasseur.

Arthur était un anglais de la RAF prêté à l’escadrille. Grand amateur de mes tablettes de chocolat canadien que je recevais en abondance de mes parents. Il se tenait toujours debout à ma droite quand il n’était pas occupé à ses moteurs. Il m’a surpris un soir quand je lui ai offert une tablette de chocolat en ne me répondant pas. Le regardant avec attention et comme il ne réagissait pas à mes appels, j’ai pensé à un manque d’alimentation en oxygène. C’était son tube d’arrivée d’oxygène qui était givré. Une fois la réparation faite, il est revenu rapidement à lui, mais il ne devait pas être tout-à-fait endormi car il m’a immédiatement réclamé la tablette de chocolat.

Charlie le sans-filiste vivait pratiquement dans un monde à part car dès le décollage. il devait de par son travail se débrancher du système d’intercom de l’avion pour pouvoir écouter les différentes fréquences radio utilisées, transmettre à la base les rapports du déroulement de la mission et jeter dans le ciel ennemi ces longues bandes métalliques appelées « windows ». De temps à autre, sur le chemin du retour quand tout était calme, nous pouvions écouter de la musique populaire de la BBC grâce à ses radios.

Doug, le bombardier, était très actif durant les dernières minutes de vol avant le lancement des bombes et me donnait ses instructions pour effectuer un bon tir. Ces minutes étaient peut-être les plus dangereuses de la mission car il fallait garder une plate-forme de lancement stable. Il n’était pas question de manœuvres évasives. Une fois tout de même il a dépassé les bornes quand il m’a demandé de revenir sur la cible car il avait manqué son tir!

Et Butch, le navigateur, qui avait peut-être le travail le plus ingrat de tout l’équipage. Confiné dans son petit alcôve sans une vue vers l’extérieur il devait à chaque minute être en mesure de fournir la position de l’avion. donner les changements de caps, vérifier les changements de la météo, etc. Le tout pour pouvoir arriver sur la cible à la minute près et ceci après un voyage de plusieurs centaines de milles. Nous sommes toujours revenus à bon port. Une fois seulement, je pense. il a voulu nous démontrer que nous étions tous dépendants de lui quand il nous a annoncé : « Je ne sais pas où nous sommes » et après nous avoir laissé réfléchir là-dessus, il dit: « Cap au 347. descente 300 pieds minutes à 190 à l’heure. Nous serons à la base dans 17 minutes » .

Nous avons fait ensemble nos 36 missions. Alors si on me demande si j’avais un bon équipage!…

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Looking for the pilot of the crew of Halifax III LK 798 KW-A

Larry White was an American who enlisted in the RCAF. This is what we are sure of since he was the pilot of this crew.

Source Bomber Group 6 Website

But Larry White is not on this photo unless the caption is wrong.

Last week I found a message left on A White Rose & A Maple Leaf, Airfield Yorkshire WWII.

It’s a Facebook group page

Presentation

During WWII, Yorkshire became ‘home’ to thousands of allied Airmen of 4 Group RAF, and 6 Group RCAF, today one is never far away from a reminder of this time in history, be it the remains of a long abandoned control tower, a moss covered runway, a village memorial, a pub where they relaxed, sometime in celebration, often in sorrow, where photos of these men and women still hang proudly, the Yorkshire Moors hold many reminders of fallen aircraft and their brave young crews. This page is for photos and discussion regarding these old Airfields, memorials, pubs and other gathering places, and also the resting places ofthe many aeroplanes that never got home.

This is Agnes Cormier’s message to the Facebook group.

This photo has three members that were on the Halifax III LK 798 KW-A.

Operations Haine-St-Pierre on May 8/9 1944.

The Halifax came down in West Vlaanderen 2 km SE from the center of Courtrai.

Far left is F/S J. W. R. (Ray) Lefebvre RCAF and lies in Wevelgem Communal Cemetery. Next to him is WO2 Albert Alexander Cormier. He evaded and was hidden in Reckem and joined the resistance. Next is G. St-Pierre, Windsor Ontario. Next is L. R. Tremblay, Quebec City. Far right is Sgt J. A. A. Aubry, and by the picture he used the initial A.

Does anyone recognize any of these men? Trying to find a clue as to Aubry’s full name.

On that flight Sgt. Aubry, Sgt J. E. M. Beluse and F/S J.H. Chant were all captured and sent to POW camps.

Out of the crew of eight I have found information on five of them.

Agnes Cormier, daughter-in-law of Albert Alexander Cormier

Like many young Americans, Larry White was eager to “get into the fight.” So he joined the Royal Canadian Air Force, and was trained as a pilot. When America entered the war in December of 1941, White stayed with the RCAF, while being assigned 12th Replacement Depot of the United States Air Corps.

This is all we know about him. A Miss Sophie Van S. Theis living at 105 East 22nd Street, New York 10, N.Y. received this card.

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