Lucien Marcotte DFC

Lucien Marcotte DFC est à droite de Robert Bruyère.

Voici ses états de service et la citation pour sa DFC.

MARCOTTE, F/O Joseph Louis Albert Lucien (J86833) – Croix du service distingué dans l’aviation – Escadron n° 425 – Attribution en vigueur le 12 janvier 1945 selon la London Gazette de cette date et AFRO 471/45 du 16 mars 1945.

Né le 28 août 1915 à Montréal ; y réside ; s’est engagé le 11 juin 1942 dans un programme d’entraînement d’urgence en temps de guerre. Au dépôt d’effectifs n° 5, le 11 août 1942. Au 6e BGS, le 25 septembre 1942, au 3e ITS, le 4 janvier 1943 ; diplômé et promu à BAC, le 19 mars 1943 ; au 11e EFTS, le 20 mars 1943 ; diplômé le 14 mai 1943 et affecté le lendemain au 9e SFTS ; diplômé le 3 septembre 1943 lors de sa promotion au grade de sergent.

Au dépôt « Y », Halifax, le 17 septembre 1943 ; affecté au centre de réception du personnel n° 3, Bournemouth, le 9 octobre 1943. Entré en service le 22 mai 1944. Promu lieutenant d’aviation, le 22 novembre 1944. Rapatrié le 14 septembre 1945. Retraité le 13 juillet 1945. A servi dans l’ARC par intérim du 26 avril 1946 au 10 juin 1947 au sein du 438e Escadron. Médaille présentée à Montréal, le 25 novembre 1949. La photo de l’ARC PL-41410 (ex UK-17825 datée du 4 janvier 1945) montre deux récents vainqueurs du DFC prenant le thé – l’officier d’aviation Lucien Marcotte et le lieutenant d’aviation Marcel Regimbald. Marcotte est également représenté seul sur les photos de l’ARC PL-41412 (ex UK-17827) et PL-41413 (ex UK-17828), toutes deux datées du 4 janvier 1945). //

En tant que capitaine et pilote d’avion, cet officier a participé à de très nombreuses missions opérationnelles et a toujours fixé un haut niveau de compétence, de détermination et d’acuité. En septembre 1944, il a piloté un avion lors d’une attaque contre Wanne Eickel. Des tirs anti-aériens lourds et concentrés ont été rencontrés au-dessus de la zone cible et l’avion du lieutenant d’aviation Marcotte a été touché. Le mitrailleur arrière et le radiotélégraphiste sont blessés, ce dernier gravement. Le lieutenant d’aviation Marcotte ordonne rapidement à un autre membre de l’équipage de s’occuper des blessés, puis exécute froidement un bombardement réussi. Il a ensuite piloté l’avion vers un aérodrome de ce pays dans les plus brefs délais afin que le radiotélégraphiste gravement blessé puisse recevoir les soins médicaux urgents nécessaires pour lui sauver la vie.

Le lieutenant d’aviation Marcotte a effectué de très nombreuses sorties et a invariablement repoussé son attaque avec la plus grande détermination. C’est un capitaine courageux et dévoué. //

Le dossier DHH 181.009 D.1730 (Bibliothèque et Archives Canada RG.24 Volume 20607) contient la recommandation originale préparée par W/C Hugh Ledoux, le 9 novembre 1944, alors qu’il avait effectué 29 sorties (145 heures 20 minutes). //

28 juillet 1944 – Hambourg (5.20) //

4 août 1944 – Bois de Cassan (5.00) //

5 août 1944 – St.Leu d’Esserent (4.30) //

7 août 1944 – La Hogue (4.45) //

8 août 1944 – Foret de Chantilly (5.05) //

9 août 1944 – Foret de Nieppe (3.45) //

10 août 1944 – La Pallice (6.55) //

12 août 1944 – Foret de Montrichard (5. 40) //

27 août 1944 – Mimoyecques (3.30) //

31 août 1944 – Ile de Cezembre (4.45) //

3 septembre 1944 – Volkel (4.05) //

10 septembre 1944 – Le Havre (4.35) //

11 septembre 1944 – Castrop Rauxel (4.55) //

12 septembre 1944 – Wanne Eickel (3.40) //

16 septembre 1944 – Sea Seatch (5.00) //

25 septembre 1944 – Calais (4. 30) //

26 septembre 1944 – Calais (3,55) //

27 septembre 1944 – Bottrop (5,50) //

28 septembre 1944 – Cap Gris Nez (3,50) //

30 septembre 1944 – Sterkrade (4,45) //

6 octobre 1944 – Dortmund (6,00) //

9 octobre 1944 – Bochum (6,25) //

12 octobre 1944 – Wanne Eickel (4,55) //

23 octobre 1944 – Essen (5,20) //

28 octobre 1944 – Cologne (5. 20) //

30 octobre 1944 – Cologne (5.50) //

1er novembre 1944 – Oberhausen (6.05) //

2 novembre 1944 – Dusseldorf (5.50) //

6 novembre 1944 – Gelsenkirchen (5.15) //

Lors d’un raid sur Wanne Eickel le 12 septembre 1944, alors qu’il était en train de bombarder, le lieutenant d’aviation Marcotte subit des tirs anti-aériens intenses et concentrés. Son opérateur radio/canonnier d’aviation fut gravement blessé et son canonnier arrière qui fut également touché, dut être retiré de ses postes respectifs. Il a demandé à son mécanicien de bord de s’occuper des hommes. Il accomplit sa mission avec sang-froid et habileté, en lançant une attaque éloquente. Il a ensuite piloté son avion à vitesse maximale jusqu’à un aérodrome anglais. Son exceptionnel talent d’aviateur a contribué dans une large mesure à sauver la vie de son opérateur radio et à mettre le reste de son équipage et son avion en sécurité. //

Dans toutes ses sorties, dont beaucoup ont eu lieu au-dessus des cibles les plus lourdement défendues de l’ennemi, le lieutenant d’aviation Marcotte s’est montré un pilote courageux et déterminé. //

Malgré les violentes oppositions et les dangers rencontrés, il a toujours eu envie de s’engager dans des opérations et a amplement prouvé ses capacités exemplaires de pilote et de commandant de bord, fonctions dont il s’est toujours acquitté de manière très louable. // Les états de service remarquables du lieutenant d’aviation Marcotte et son leadership exceptionnel tout au long de sa carrière opérationnelle méritent que je recommande l’attribution immédiate de la Croix du service distingué dans l’Aviation. // On peut lire dans le communiqué de presse de l’ARC n° 9705 du 12 avril 1945 du lieutenant d’aviation Len Taylor, transcrit par Huguette Mondor Oates : //

AVEC L’ARC EN BRETAGNE : — Ce fut un moment de tension pour le lieutenant J.L. Marcotte, DFC, de Montréal, P.Q., (6297, rue Cartier), lorsqu’il crut voir un autre avion britannique lui tirer dessus alors qu’il survolait une cible en Allemagne. Au moment où il se demandait quoi faire, un avion de combat ennemi a plongé sous son nez et s’est écrasé au sol. //

Le chasseur se rapprochait pour attaquer par en dessous, à l’insu du pilote Marcotte, lorsque l’autre Halifax a ouvert le feu et l’a abattu. « J’ai eu très peur », dit-il. « J’ai cru que le Halifax nous tirait dessus. » Lors d’un autre voyage, l’avion de Marcotte a été abattu par la DCA car ils devaient atterrir sur un terrain d’atterrissage d’urgence sur la côte. Il a gagné son DFC pour son efficacité générale et pour sa part dans la recherche d’un équipage qui avait amerri en mer.

MARCOTTE, F/O Joseph Louis Albert Lucien (J86833) – Distinguished Flying Cross – No.425 Squadron – Award effective 12 January 1945 as per London Gazette of that date and AFRO 471/45 dated 16 March 1945. Born 28 August 1915 in Montreal; home there; enlisted there, 11 June 1942, in Wartime Emergency Training Plan. To No.5 Manning Depot, 11 August 1942. To No.6 BGS, 25 September 1942, To No.3 ITS, 4 January 1943; graduated and promoted LAC, 19 March 1943; to No.11 EFTS, 20 March 1943; graduated 14 May 1943 and posted next day to No.9 SFTS; graduated 3 September 1943 when promoted Sergeant. To “Y” Depot, Halifax, 17 September 1943; taken on strength of No.3 Personnel Reception Centre, Bournemouth, 9 October 1943. Commissioned 22 May 1944. Promoted Flying Officer, 22 November 1944. Repatriated 14 September 1945. Retired 13 July 1945. Served in interim RCAF, 26 April 1946 to 10 June 1947 with No.438 Squadron. Medal presented in Montreal, 25 November 1949.RCAF photo PL-41410 (ex UK-17825 dated 4 January 1945) shows two recent DFC winners having tea – F/O Lucien Marcotte and F/L Marcel Regimbald. Marcotte also shown alone in RCAF photos PL-41412 (ex UK-17827) and PL-41413 (ex UK-17828), both dated 4 January 1945). // As captain and pilot of aircraft this officer has participated in very many operational missions and throughout has set a high standard of skill, determination and keenness. In September 1944 he piloted an aircraft in an attack on Wanne Eickel. Heavy and concentrated anti-aircraft fire was encountered over the target area and Flying Officer Marcotte’s aircraft was hit. The rear gunner and the wireless operator were wounded, the latter member seriously. Flying Officer Marcotte promptly directed another crew member to tend to the injured men and then coolly executed a successful bombing attack. He afterwards flew the aircraft to an airfield in this country in the shortest possible time so that the seriously wounded wireless operator could receive the urgent medical attention necessary to save his life. Flying Officer Marcotte has completed very many sorties and has invariably pressed home his attack with the greatest determination. He is a brave and devoted captain. // DHH file 181.009 D.1730 (Library and Archives Canada RG.24 Volume 20607) has original recommendation prepared by W/C Hugh Ledoux, 9 November 1944 when he had flown 29 sorties (145 hours 20 minutes). // 28 July 1944 – Hamburg (5.20) // 4 August 1944 – Bois de Cassan (5.00) // 5 August 1944 – St.Leu d’Esserent (4.30) // 7 August 1944 – La Hogue (4.45) // 8 August 1944 – Foret de Chantilly (5.05) // 9 August 1944 – Foret de Nieppe (3.45) // 10 August 1944 – La Pallice (6.55) // 12 August 1944 – Foret de Montrichard (5.40) // 27 August 1944 – Mimoyecques (3.30) // 31 August 1944 – Ile de Cezembre (4.45) // 3 September 1944 – Volkel (4.05) // 10 September 1944 – Le Havre (4.35) // 11 September 1944 – Castrop Rauxel (4.55) // 12 September 1944 – Wanne Eickel (3.40) // 16 September 1944 – Sea Seatch (5.00) // 25 September 1944 – Calais (4.30) // 26 September 1944 – Calais (3.55) // 27 September 1944 – Bottrop (5.50) // 28 September 1944 – Cap Gris Nez (3.50) // 30 September 1944 – Sterkrade (4.45) // 6 October 1944 – Dortmund (6.00) // 9 October 1944 – Bochum (6.25) // 12 October 1944 – Wanne Eickel (4.55) // 23 October 1944 – Essen (5.20) // 28 October 1944 – Cologne (5.20) // 30 October 1944 – Cologne (5.50) // 1 November 1944 – Oberhausen (6.05) // 2 November 1944 – Dusseldorf (5.50) // 6 November 1944 – Gelsenkirchen (5.15) // During a raid on Wanne Eickel on September 12th, 1944, while on the bombing run, Flying Officer Marcotte experienced heavy and concentrated anti-aircraft fire. His Wireless Operator/Air Gunner was severely wounded and his Rear Gunner who was also hit and had to be removed from their respective posts. He instructed his Flight Engineer to attend to the men. He coolly and skillfully completed his mission with a telling attack. He then flew his aircraft at top speed to an English aerodrome. His exceptional airmanship contributed in no small measure in saving his Wireless Operator’s life and also in bringing the rest of his crew and his aircraft to safety. // In all his sorties, many of which have been over the enemy’s most heavily defended targets, Flying Officer Marcotte has shown himself to be a courageous and determined pilot. // Despite the violent opposition and hazards encountered he has always been keen to engage in operations and has amply proved his exemplary ability as a pilot and captain which duties he has always discharged most commendably. // Flying Officer Marcotte’s remarkable record and outstanding leadership throughout his operational career merits my recommendation for the award of the immediate Distinguished Flying Cross. // RCAF Press Release No.9705 dated 12 April 1945 from F/O Len Taylor, transcribed by Huguette Mondor Oates reads: // WITH THE RCAF IN BRITAIN: — It was a tense moment for F/O J.L. Marcotte, DFC, of Montreal, P.Q., (6297 Cartier Street), when he thought he saw another British plane shooting at him while over a target in Germany. Just as he was wondering what to do about it, an enemy fighter darted from under his very nose and crashed to the ground. // The fighter had been closing in to attack from underneath, unknown to Marcotte, a pilot, when the other Halifax opened fire and shot it down. “I was pretty scared,” he said. “I thought the Halifax was shooting at us.” On another trip, Marcotte’s plane was shot up by flak as that they had to land at an emergency landing field on the coast. He won his DFC for general efficiency and for his part in finding a crew which had ditched in the sea.

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