De la collection de Jean Jacques Lavergne, armurier dans l’escadrille des Alouettes… la suite

Il y a une anecdote avec cette photo envoyée par le père Laplante à la mère de l’armurier Jean-Jacques Lavergne pour le temps des Fêtes 1944.

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Le père Maurice Laplante avait écrit ceci à l’endos.

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S.E. cardinal Villeneuve archevêque de Québec lors de sa visite aux Alouettes a été émerveillé de la pitié et du beau travail de nos petits Canadiens. Votre fils a sa large part de mérites dans ces éloges. Soyez-en félicitée.

Joyeux Noël bonne et heureuse année

Père Maurice Laplante omi

Aumônier de l’escadrille Alouettes 425 Angleterre

Jean-Jacques Lavergne voulait que je l’appelle…

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Lundi, 22 juin, 10 heures…

Résumé de la conversation

Jean-Jacques Lavergne n’a été un Alouette finalement que deux semaines…

En 1943 il s’enrôle dans l’aviation bien qu’il se soit enrôlé auparavant dans la réserve des Fusiliers Mont-Royal. C’est en voyant des aviateurs vêtus de bleu lors d’une parade militaire qu’il décide de s’enrôler dans l’aviation.

Il se retrouve alors à Toronto, puis à Calgary dans une école de sans-filistes.
Il fait partie d’un groupe de 50 recrues. Lors de leur assignation outre-mer, 49 recrues sont choisis à l’exception de Jean-Jacques Lavergne. Comme il n’a pas encore ses 19 ans pour aller outre-mer, il ne peut suivre son groupe. Finalement, on lui demande s’il accepte de partir volontairement et il décide d’accepter.

Il se retrouve sur le Louis-Pasteur en avril 1944. La traversée dure sept jours avec plusieurs milliers de militaires. C’est là qu’il apprend à détester manger du mouton. Les douches sont à l’eau salée froide qui brûle la peau.

Il se retrouve ensuite à Bournemouth, puis dans des villes du sud de l’Angleterre. C’est là qu’il voit toute la préparation pour le Jour J avec plein de camions militaires dans les rues et les caisses de munitions qui s’empilent.

Jean-Jacques Lavergne, n’aura donc été un Alouette que deux semaines avant d’être affecté temporairement à l’escadrille 415 du Coastal Command. L’affectation temporaire durera jusqu’à la fin de la guerre.

Puis trois choix s’offrent à lui: la démobilisation, rester en Europe pour l’occupation ou partir pour le Pacifique. Il choisit la campagne contre les Japonais et revient au Canada sur l’Aquitania avec 12 000 militaires en direction d’Halifax.

Après un mois de congé, il doit se rendre à Greenwood en Nouvelle-Ecosse. À ce moment, les deux bombes atomiques mettent fin aux hostilités. Il se rend alors Moncton pour la démobilisation, ce qui met fin à la carrière militaire de l’aviateur-chef Jean-Jacques Lavergne.

L’anecdote de la photo du cardinal Villeneuve?

Le père Laplante envoyait la même aux tous les parents des Alouettes.

Jean-Jacques Lavergne était parti de Tholthorpe depuis longtemps.


Le 11 novembre 2019, Jean-Jacques Lavergne recevait des mains de Maxime Laporte la Médaille de l’Assemblée nationale. (Image prise sur le site de la SSJB)

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Mise à jour 24 juin 2020, 17.00

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Le Droit 1944-07-10_08Le Nouvelliste 1945-04-17_p2Le Nouvelliste 1945-05-15_p5

Le capitaine d’aviation Jean Ouellet

Ceci a été écrit en 2012. C’était la première fois que j’écrivais au sujet de Jean Ouellet. Jean Ouellet faisait partie de l’équipage d’Eddy Marcoux.


Jean Ouellet n’a jamais écrit ses mémoires de guerre, du moins je ne pense pas. Il a écrit ses mémoires dans son précieux logbook que tout aviateur conservait jalousement.

Voici le Lancaster de l’équipage d’Eudore Marcoux. L’escadrille Alouette s’est convertie sur cet appareil à partir du mois de mai 1945. L’escadrille Alouette n’a jamais volé sur Lancaster en temps de guerre.

Vous comprendrez facilement l’origine du nom.

Ça c’est la photo originale qu’avait Jacques Morin.

Je lui ai fait une petite beauté.

J’aimerais bien un jour que quelqu’un me contacte comme l’a fait hier la fille d’Eudore Marcoux. Je pourrais leur envoyer cette photo du Lancaster orné d’un dessin de Samson en l’honneur de Jean Ouellet.

D’autres personnes m’ont contacté pour me parler de leur père ou leur grand-père qui ont servi dans l’escadrille Alouette, comme le fils du F/O JLFR Poirier, DFC.

Il voulait m’envoyer tout ce qu’il avait sur son père… logbook, photos, médailles, etc…

Bonjour,

je suis le fils de F/O JLFR Poirier DFC. Je crois que j’ai quelques objets qui pourraient vous intéresser. (Vieilles cartes, photos, logbook, articles de journaux et une DFC avec citations, lettres et télégrammes de félicitations. J’ai aussi un menu de dîner de Noël à Tholthorpe de 1944. Je suis prêt à vous prêter tout ce qui pourrait vous intéresser.

Trop précieux lui- ai-je dit!

Un des membres de sa famille est en train de tout numériser. En attendant de vous présenter le F/O JLFR Poirier, DFC, j’aimerais vous remettre les documents de la collection de Jacques Morin que j’ai numérisées sur Jean Ouellet. Elles seront plus faciles à visualiser.

L’oeil averti aura remarqué le B sur son insigne. Jean Ouellet était le bomb aimer, le bombardier de l’équipage d’Eudore Marcoux. Vous aurez aussi remarqué la date de la revue, avril 1944.

On en sait maintenant un peu plus sur l’aviateur Jean Ouellet.

Tout ça, c’est grâce à Jacques Morin, mitrailleur arrière, qui, après plus de 60 ans, a commencé à raconter ses mémoires de guerre.


Jean Ouellet n’a jamais écrit ses mémoires de guerre, du moins je ne pense pas…?

À suivre…

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