
Un lecteur se souvient d’Armand Meilleur







MEILLEUR, P/O Joseph Armand Francois (J17536) – Croix du service distingué dans l’aviation – Escadron n° 425 – Décernée le 21 octobre 1943 selon la London Gazette du 29 octobre 1943 et AFRO 2457/43 du 26 novembre 1943.
Né le 8 octobre 1921 à Montréal ; y réside ; s’est engagé le 19 juin 1941. A obtenu un congé sans solde jusqu’au 7 juillet 1941, date à laquelle il a été affecté au dépôt de personnel n° 4. Affecté au dépôt n° 1 WS, le 13 septembre 1941 ; au dépôt n° 9 BGS, le 28 février 1942 ; diplômé et promu sergent, le 30 mars 1942 ; au dépôt « Y », le 31 mars 1942 ; à la RAF outre-mer, le 30 avril 1942. Promu sergent de section, le 30 juillet 1942 ; promu WO2, le 30 mars 1943.
Entré en service le 24 avril 1943. Promu lieutenant d’aviation, le 24 octobre 1943. Rapatrié le 19 août 1944 ; libéré le 23 janvier 1945.
La photo de l’ARC PL-19814 (ex UK-5373 du 28 septembre 1943) montre quatre membres du 425e escadron à Londres : le lieutenant Laurent Lymburner (navigateur, Verdun, Québec), le lieutenant Henri Marcotte, DFC (Montréal), le lieutenant Armand Meilleur (WAG) et le lieutenant Denis Turenne (pilote, Saint Pierre, Manitoba) ; un « bobby » anglais les assiste.
La photo PL-25545L montre le P/O J.R. Racette ; la photo PL-25545R montre le F/O J.A.F. Meilleur. Médaille remis le 22 juin 1945. Semble avoir eu un certain statut de Première réserve, 30 juillet 1958 (54950). Décédé le 18 novembre 1966, conformément à la lettre du DVA du 26 janvier 1967. Le sous-lieutenant d’aviation Meilleur a participé à des raids contre certaines des cibles les plus défendues en Allemagne et en Italie. En tant que sans-filiste mitrailleur, il a fait preuve d’un grand courage et d’une grande habileté et a toujours coopéré au plus haut degré avec les autres membres de son équipage.
MEILLEUR, P/O Joseph Armand Francois (J17536) – Distinguished Flying Cross – No.425 Squadron – Award effective 21 October 1943 as per London Gazette dated 29 October 1943 and AFRO 2457/43 dated 26 November 1943. Born 8 October 1921 in Montreal; home there; enlisted there 19 June 1941. Granted Leave Without Pay until 7 July 1941 when posted to No.4 Manning Depot. To No.1 WS, 13 September 1941; to No.9 BGS, 28 February 1942; graduated and promoted Sergeant, 30 March 1942; to “Y” Depot, 31 March 1942; to RAF overseas, 30 April 1942. Promoted Flight Sergeant, 30 July 1942; promoted WO2, 30 March 1943. Commissioned 24 April 1943. Promoted Flying Officer, 24 October 1943. Repatriated 19 August 1944; released 23 January 1945.
RCAF photo PL-19814 (ex UK-5373 dated 28 September 1943 shows four members of No.425 Squadron in London – P/O Laurent Lymburner (navigator, Verdun, Quebec), P/O Henri Marcotte, DFC (Montreal), P/O Armand Meilleur (WAG) and P/O Denis Turenne (pilot, Saint Pierre, Manitoba); an English “bobby” assists.
Photo PL-25545L shows P/O J.R. Racette; PL-25545R shows F/O J.A.F. Meilleur.
Award presented 22 June 1945. Appears to have had some Primary Reserve status, 30 July 1958 (54950). Died 18 November 1966 as per DVA letter of 26 January 1967.
Pilot Officer Meilleur has taken part in raids against some of the most heavily defended targets in Germany and Italy. As wireless operator air gunner he has displayed great courage and skill and has at all times co-operated in the highest possible degree with the other members of his crew.
Source Wikipedia
Jacques Arthur DesBaillets (1910-1990) was a French-Canadian radio and television personality. He was an extraordinary artist whose work as a radio and television host was very popular in his day and who is considered an important figure in the early development of both mass media in Quebec.
During the war years (1941-1943), he worked as a foreign correspondent for Radio Canada (the public broadcaster of French Canada) based in London, where he witnessed first-hand the carnage of the Blitz. His assignments included interviewing Canadian forces stationed in England, particularly the French-Canadian regiments Les Fusiliers de Montréal and the Vandoos, and reporting on the war for returning listeners. After the war, he met his wife Joan McCort, where they both worked for the CBC (the public broadcaster in English Canada) in the International Radio Service.
Four Alouettes met Jacques DesBaillets in 1963.

This photo is part of the collection of Jean-Paul Michaud shared by his daughter. He can be seen sitting to the left of Jacques DesBaillets. The other Alouettes are in order Armand Meilleur DFC, Robert Bruyère DFM and Lucien Marcotte DFC.
I already knew the name Lucien Marcotte who was a friend of Tony Brassard DFC, another Alouette. The two other names didn’t mean anything to me before reading the caption.

Collection Jean-Paul Michaud

Collection Jean-Paul Michaud
The « Alouette » Squadron alumni will meet on April 20th.
The article is interesting to read if you can read French.
To be continued…
Source Wikipedia
Jacques Arthur DesBaillets (1910-1990) était une personnalité de la radio et de la télévision canadienne-française. C’était un artiste extraordinaire dont le travail d’animateur de radio et de télévision était très populaire à son époque et qui est considéré comme une figure importante dans le développement précoce des deux médias de masse au Québec.
Pendant les années de guerre (1941-1943), il a travaillé comme correspondant à l’étranger pour Radio Canada (le radiodiffuseur public du Canada français) basé à Londres où il a assisté directement au carnage du Blitz. Ses missions consistaient à interviewer les forces canadiennes stationnées en Angleterre, en particulier les régiments canadiens-français Les Fusiliers de Montréal et les Vandoos, et à réaliser des reportages sur la guerre pour les auditeurs de retour au pays. Après la guerre, il rencontre sa femme Joan McCort, où ils travaillent tous deux pour la CBC (le radiodiffuseur public du Canada anglais) au sein de l’International Radio Service.
Quatre Alouettes rencontrèrent Jacques DesBaillets en 1963.

Cette photo fait partie de la collection de Jean-Paul Michaud partagée par sa fille. On le voit assis à la gauche de Jacques DesBaillets. Les autres Alouettes sont dans l’ordre Armand Meilleur DFC, Robert Bruyère DFM et Lucien Marcotte DFC.
Je connaissais déjà le nom de Lucien Marcotte qui était un ami de Tony Brassard DFC, un autre Alouette. Les deux autres noms ne me disaient rien avant de lire la vignette.

Collection Jean-Paul Michaud

Collection Jean-Paul Michaud
Les anciens de l’escadrille « Alouette » se réuniront le 20 avril prochain.
L’article est intéressant à lire.
À suivre…
Mise à jour 13 mars 2021
Le caporal Lupien est le premier à gauche en avant.
Clarence Simonsen m’avait déjà écrit pour me soumettre une de ses recherches sur les dessins peints sur les nez des avions…
Je traduis pour vous…
Bonjour Pierre,
Il s’agit en fait de trois histoires en une. Le Group Captain Dunlap était un officier exceptionnel de l’ARC. Ayant servi [dans un échange de service] avec la RAF en 1935, il comprenait bien les Britanniques et la façon de pensée de la RAF d’avant-guerre. Le Group Captain Dunlap était un officier qui n’avait pas peur d’exprimer son point de vue et de donner une réponse franche à tout. Il était en fait un homme près de ses hommes et faisait tout ce qu’il pouvait pour servir et prendre soin des membres sous son commandement.
Lorsqu’il arriva en Afrique du Nord et qu’il fut informé par le commandement de la RAF que les meilleures pistes d’atterrissage avaient été prises par la RAF, il était déterminé à ce que ses Canadiens ne se contentent pas des restes ou ne volent pas la nuit dans les régions montagneuses que les Britanniques avaient choisies pour lui. Grâce au système de troc, et à un peu d’alcool, il persuada un major du génie américain de lui construire deux pistes en terre battue à côté des unités de la RAF. Puis il informa le commandement de la RAF de ravitailler ses trois escadrons de l’ARC. Cela permit de sauver des vies canadiennes y compris celles des Canadiens français.
Il montra aux Britanniques le type d’officier canadien en plein contrôle de ses escadrons de l’ARC.
La création de dessins sur le nez des bombardiers Wellington du 420e et du 425e a commencé sur ces deux pistes d’atterrissage en terre battue, grâce au LAC Skip Rutledge. Par un heureux hasard, l’artiste de guerre officiel [Paul Goranson] a également peint le même nez de Wellington que celui peint par Rutledge. Si nous avions un musée dédié aux dessins peints sur le nez des avions, nous aurions une exposition éducative impressionnante.
D’autres peintures de Goranson capturant la guerre aérienne dans le désert sont stockées au Musée de la guerre, mais seront-elles un jour exposées ? C’est un cas simple [mais très rare] où ce genre d’art non officiel et l’art de guerre officiel peuvent être combinés pour éduquer les générations futures.
La puissance de cet art est clairement visible sur le bombardier Wellington baptisé « Slow but Sure ». Ce dernier a établi un record d’opérations avec le 425 Alouette avec 46 opérations consécutives. Tout cela était dû au fait que l’équipe au sol canadienne-canadienne avait pris un soin particulier de ce bombardier. Ma recherche et la réplique du dessin de la tortue n’a jamais été publiée auparavant.
Voici la recherche de Clarence Simonsen sur des escadrons de l’ARC en Tunisie en 1943.
Le 22 juin 1942, un ordre d’organisation est émis autorisant la formation du cinquième escadron de bombardiers lourds de l’ARC du Canada en Angleterre. Le 425e escadron est né trois jours plus tard à la station Dishforth de la R.A.F., dans le Yorkshire, en Angleterre, une unité du 4e groupe de bombardement. Ce qui rend cet escadron unique dans l’histoire de l’ARC en temps de guerre est le fait qu’il a été formé comme une unité canadienne-française et que ses rangs sont garnis par des équipages aériens et terrestres canadiens-français. Ils choisissent la devise « Je te plumerai » et le surnom Alouette, l’insigne officiel représentant un oiseau dans le ciel en position de vol stationnaire.

Des siècles auparavant, leurs ancêtres français, les Gaulois, avaient utilisé cette même image d’oiseau-alouette comme emblème officiel de la tribu et l’avaient gravée sur leurs casques de combat en temps de guerre.
Le 425e commence son entraînement sur les bombardiers Vickers Wellington B. Mk. III en août 1942, avec huit équipages qui effectuent la première opération sur Aix-la-Chapelle, en Allemagne, le 5 octobre 1942. Le 1er janvier 1943, l’escadron canadien français se joint à huit autres escadrons pour devenir le 6e groupe [ARC] du Bomber Command de la RAF. En avril 1943, les Alouettes sur leurs Wellington bombardent avec succès les villes de Francfort, Stuttgart, Mannheim, Bochum, Hambourg [2], Cologne [2], Essen [2] et une troisième opération sur Duisburg, en Allemagne, le 26 avril 1943.
Le 3 avril 1943, le ministère de l’Air britannique demande au gouvernement canadien d’approuver l’utilisation de trois escadrons expérimentés de l’ARC volant sur Wellington pour soutenir l’opération « Husky », l’invasion de la Sicile.
Le 10 avril, les escadrons 420, 424 et 425 sont sélectionnés pour faire partie du groupe 205 de la 331e Escadre de la RAF, et pour voler sur de nouveaux bombardiers, les Vickers Wellington Mk. X tropicalisés pour être utilisés dans la chaleur, le sable et les fréquentes tempêtes de poussière en Tunisie.
La 331e Escadre est officiellement formée le 7 mai 1943, sous le commandement du Group Captain Clarence Larry Dunlap, un officier de l’ARC d’avant-guerre.
Group Captain Clarence Rupert Larry Dunlap 1943
À son arrivée sur le théâtre des opérations le 21 juin 1943, le G/C Dunlap est informé qu’il sera impossible pour les Canadiens d’opérer à partir des avions de la Tunisie, car cet espace a été réclamé par trois escadrons de la RAF sous le numéro 331.
L’escadron 70 de la RAF a pris le contrôle de Kairouan/Temmar le 25 mai 1943, l’escadron 40 de la RAF s’est déplacé de 10 miles vers le nord pour occuper Kairouan/El Alem, le 28 mai 1943, tandis que l’escadron 37 de la RAF se trouve au sud à Kairouan/Allami le 30 mai 1943.
No. 331 Wing RAF à West Kairouan Mai 1943
Le nouveau commandant canadien de la 331e Escadre de l’ARC n’est pas impressionné lorsque les Britanniques l’informent qu’il va opérer plus au sud-ouest dans la région montagneuse entre l’Algérie et la Tunisie. Grâce à l’argent perdu au poker et à quelques bouteilles de whisky écossais, deux nouveaux terrains d’aviation en terre battue de l’ARC sont construits en quatre jours par un major du Corps du génie de l’armée américaine. Le G/C Dunlap informe ensuite le quartier général du Commandement aérien de la Méditerranée de la RAF que l’ARC sera située dans les plaines tunisiennes et que la RAF devra trouver les moyens d’approvisionner ses escadrons canadiens en carburant, en munitions et en nourriture. Les Britanniques acceptent à contrecœur, et les Canadiens se préparent à une guerre aérienne en Afrique du Nord.
Les Canadiens du 424e Escadron s’installent à Kairouan/Pavillier, tandis que les membres des 420e et 425e Escadrons prennent en charge la nouvelle piste d’atterrissage de Kairouan/Zina le 23 juin 1943. Les deux nouvelles pistes d’atterrissage en terre battue ne sont séparées que de dix miles et sont situées à trente miles de la ville de Sousse, sur la côte méditerranéenne, ce qui est beaucoup plus sécuritaire pour les Canadiens revenant des opérations de nuit.
Le 25 juin 1943, le 425e Escadron est déclaré opérationnel et effectue sa première opération les 26/27 juin 1943, lorsqu’il rejoint le 420e Escadron. Il attaque la piste d’atterrissage de la ville de Sciacca, puis poursuit ses raids sur d’autres ports de Sardaigne et sur des aérodromes siciliens.
Le LAC Floyd « Skip » Rutledge s’engage dans l’ARC le 17 octobre 1940.
photo Floyd Rutledge
Après une formation de mécanicien sur des moteurs d’avion, il est affecté au SFTS no 3 à Calgary, en Alberta, pour acquérir une expérience pratique dans son métier. En avril 1942, il est affecté à son premier escadron opérationnel, le 420 [Snowy Owl], à Waddington, au Lincolnshire en Angleterre. C’est là qu’il peint son tout premier dessin sur le nez d’un avion de l’ARC, un bombardier Hampton Mk. I de Handley-Page. Le dessin représente un Indien en tenue de ville.
Skip arrive sur la piste de Kairouan/Zina le 23 juin 1943, et commence à travailler sur le nouvel avion Wellington Mk. X dans les conditions extrêmes du désert par des chaleur de 120 degrés F. Au cours de son séjour en Afrique du Nord, il peindra au moins cinq dessins sur des avions Wellington.
Cette impressionnante cigogne avec la queue d’un bombardier Wellington a été peinte pour l’escadron 420 [Snowy Owl] à Kairouan/Zina, en août 1943.
La réplique à l’échelle 2003 a été peinte par moi, Clarence Simonsen et se trouve aujourd’hui au Bomber Command Museum of Canada à Nanton, Alberta.
Ce croquis original de cigogne réalisé par Skip en Afrique du Nord en 1943, a également été donné à Nanton en 2010. 
En août 1943, l’artiste de guerre officiel Paul Goranson peint ce nez Wellington du bombardier de l’escadron 420 « Scarlet Harlot » qu’il intitule « Bombing Up a Blockbuster ». Il dessine l’avion avec la pin-up peinte par « Skip » Rutledge à Kairouan/Zina. Ce tableau se trouve aujourd’hui dans la collection du Musée de la guerre ou sur la photo PL47565.
Voici le dessin sur le Wellington peint par Skip Rutledge, photographié par lui en août 1943, à Kairouan/Zina.
Les trois escadrons de l’ARC basés sur les pistes d’atterrissage de Kairouan/Pavillier [n° 424] et de Kairouan/Zina [n° 420 et 425] afficheront d’impressionnantes peintures canadiennes sur les nez de leurs Wellington Mk X.
S/L Joe McCarthy, DFC, No. 424 Squadron, Kairouan/Pavillier, 28 Septembre 1943. [PL18385]
Sur cette photo les sergents Art Jackson [Vancouver, C.-B.], B.H. Tremblay [Montréal] et Joe Ross [River Bend, Québec] admirent le nez de leur bombardier Wellington Mk. X no 425 « Chat-an-ooga-choo-choo ». 31 août 1943. [PL18303]
Dès la première opération effectuée les 26/27 juin 43, un bombardier « Alouette » Wellington Mk. X code « X » pour X-Ray, HE978, acquiert immédiatement la réputation d’être très lent, le plus souvent il est le dernier bombardier à atterrir à la base, mais il rentre toujours. Nuit après nuit, ce Wellington KW-X piloté par différents équipages vers des cibles méditerranéennes, revient toujours en dernier, mais sans jamais se comporter de manière capricieuse comme certains bombardiers de l’escadron.
Le personnel navigant et le personnel au sol commencent à ressentir une sorte de confiance condescendante dans cet avion lent, le personnel au sol se remettant lentement de son infériorité par rapport aux autres Wellington. Bientôt, ils consacrent des heures supplémentaires aux réparations et à l’entretien des moteurs de leur lent bombardier.
Voci les noms de l’équipe au sol du Wellington –
Caporal André Lupien du Lac à la Tortue, Québec.
LAC Yvon Monette de Montréal, Québec.
BAC Eric Merry de Vancouver, C.-B.
BAC C. Schierer de Ponoka, Alberta.
Après chaque opération, l’équipe au sol peint une petite bombe orange pour les opérations de nuit et, à mesure que le nombre de bombes augmente, l’équipe parle avec une fierté modérée de « leur » avion. Lorsque le Wellington est endommagé, la même équipe au sol travaille toute la journée du lendemain pour qu’il soit prêt pour l’opération de nuit suivante. Lorsque la campagne de Sicile se termine, leur bombardier n’a pas manqué une seule opération, un record du 425 Alouette de 32 vols consécutifs en Sicile. Le sous-lieutenant d’aviation Armitage de Miniota, Manitoba, était le bombardier (bomb aimer) lors de nombreuses opérations menées sur le bombardier Wellington, et eut l’idée de le baptiser « Slow But Sure » une idée tirée de la fable d’Ésope « Le Lièvre et la Tortue ». Ensuite, le sous-lieutenant d’aviation Armitage créa l’image du nez, aidé par toute l’équipe au sol pour peindre le nouveau dessin sur le nez à gauche. Le dessin est devenu une tortue ailée tenant une grosse bombe dans ses griffes.
Avec la prise de la Sicile, il était prévu que la 331e Escadre soit dissoute et retourne en Grande-Bretagne avant la fin du mois de juillet 1943. Cette date est repoussée au 15 septembre 1943, et l’escadre va maintenant prendre part à l’invasion de l’Italie.
Le Wellington « Slow But Sure » effectue alors des opérations de jour en bombardant les aérodromes italiens de Foggia, les gares de Naples et les carrefours ferroviaires et routiers de Salerne. Ces cibles sont maintenant peintes avec des bombes blanches sur le nez, et la tortue n’a plus l’air neuve, sa durée de vie se mesurant désormais en heures. La grande surprise est le fait que ses performances de bombardier ne cessent de s’améliorer et que lors de ses quatre dernières opérations, elle fait partie du premier groupe de bombardiers à rentrer à la base. Le 15 septembre 43, la petite « Tortue ailée » effectue sa 46e opération consécutive de bombardement de l’Italie, mais à son retour, ses roulements de moteurs sont usés. Elle est retirée des opérations et remise à une unité de récupération des pièces. En regardant leur bombardier, l’équipe au sol décide qu’elle doit recevoir une D.F.C. pour toutes ces opérations. Entre la dernière rangée de bombes, un ruban DFC est peint sur son nez.
La photo PL18351 montre les quatre membres d’équipage au sol en haut à gauche (LAC C. Schierer) et en bas à gauche (LAC E. Merry, Cpl A. Lupien et LAC Y. Monette). C’est ce très fier personnel au sol qui a peint l’impressionnant record de 46 opérations [32 de nuit et 14 de jour] ainsi que la petite peinture sur le nez de la « Tortue ailée ». 
Le 30 septembre 1943, les trois escadrons de la 331e Escadre de l’ARC montent des tentes et se rendent au terrain d’atterrissage no 33 à Hani East, en Tunisie.
Cette « journée de déménagement » de l’ARC est capturée dans une autre aquarelle officielle par l’artiste de guerre Paul Goranson, le 30 septembre 1943. Aujourd’hui, cette peinture est conservée dans la collection du Musée de la guerre à Ottawa. [image photo PL47563]
N° 425 Wellington B. Mk. X, « Blues in the Night ». De gauche à droite – P/O J.E. Leigh, F/Sgt. R.S. MacKay, Ferdinand le Dressay et P/O C. L. Spooner, 31 août 1943, [PL183303]
Les dessins sur le nez des bombardiers Wellington du 425e Escadron continuent leur combat jusqu’au début d’octobre 1943, lorsque les Allemands se retirent plus au nord en Italie et que la ligne de front est stabilisée. Le 27 octobre 43, les membres de la 331e Escadre de l’ARC montent à bord de leurs navires de transport de troupes et retournent à leurs bases d’origine de Dalton, Dishforth et Skipton en Angleterre. Leurs fidèles bombardiers Wellington Mk. X avec des nez canadiens sont laissés sur place pour les unités de la RAF et oubliés à tout jamais.
La petite « tortue ailée canadienne-française » était lente mais sûre, et pour les hommes qui l’ont pilotée et sont rentrés chez eux, elle n’était pas une fable d’Esope, mais une grande partie de l’histoire de l’escadron 425 [Alouette] en Afrique du Nord.
Very useful to reconstruct Jean-Paul Michaud’s military service with 425 Alouette. You will find here all the images of 425 Alouette operations during the war with this link…
http://heritage.canadiana.ca/view/oocihm.lac_reel_c12298/1?r=0&s=1
1893 pages!

image 7
In 1946, Réal St-Amour had entered the complete list of Alouettes with their addresses.
First page…

Last page…

Jean-Paul Michaud’s name was on the list with four other Michauds.

17 years later, on April 20, 1963, 500 Alouettes gathered here at 10:00 am.

Collection Jean-Paul Michaud

Collection Jean-Paul Michaud
After the mass, Réal St-Amour, along with Armand Meilleur DFC and Lucien Marcotte DFC, was at Dominion Square in front of the cenotaph.

Collection Jean-Paul Michaud
Jean-Paul Michaud couldn’t have been that far away. He wanted so much to reunite with brothers in arms after 17 years.

To be continued…
Fort utile pour retracer le service militaire de Jean-Paul Michaud au sein du 425 Alouette. On retrouvera ici toutes les images des opérations du 425 Alouette durant la guerre sur ce lien…
http://heritage.canadiana.ca/view/oocihm.lac_reel_c12298/1?r=0&s=1
1893 pages!

image 7
En 1946, Réal St-Amour avait entré la liste complète des Alouettes avec leurs adresses.
Première page…

Dernière page…

Le nom de Jean-Paul Michaud se retrouvait sur la liste avec quatre autres Michaud.

17 années plus tard, le 20 avril 1963, 500 Alouettes se rassemblaient ici à 10 heures.

Collection Jean-Paul Michaud
Jean-Paul Michaud l’avait écrit dans cette lettre du 5 avril 1963.

Collection Jean-Paul Michaud
Après la messe, Réal St-Amour, aux côtés d’Armand Meilleur DFC et Lucien Marcotte DFC, se retrouvait au Carré Dominion devant le cénotaphe.

Collection Jean-Paul Michaud
Jean-Paul Michaud ne devait pas se trouver tellement loin. Il tenait tellement à coeur de réunir les Alouettes après 17 années.

À suivre…
On November 15, 2014, I had this comment from a reader on the original version of my blog dedicated to the Alouettes…
My father Jean-Paul Michaud was a KW Lancaster pilot with the 425 Alouettes squadron during WWII. I don’t know a lot about it since he died when I was very young and my mother knew very little about it because he refused to talk about the war. If through this blog I could know a little more about his history and the man he was, I would be delighted.
In 2014, there was not much information about Jean-Paul Michaud.
Five years later, this is what that reader sent me to help me find more about her father who did not talk about his service with 425 Alouette…







To be continued…
Le 15 novembre 2014, j’avais eu ce commentaire sur la version originale de mon blogue dédié en hommage aux Alouettes…
Mon père Jean-Paul Michaud a été pilote d’un Lancaster KW avec l’escadron des Alouettes 425 lors de la Deuxième Guerre mondiale. Je n’en sais pas beaucoup puisqu’il est décédé alors que j’étais très jeune et ma mère en a su aussi très peu car il refusait de parler de la guerre. Si par ce blogue je pouvais connaître un peu mieux son histoire et l’homme qu’il était j’en serais ravie.
En 2014 on retrouvait peu de choses sur Jean-Paul Michaud.
Cinq ans plus tard, voici ce que la fille de Jean-Paul Michaud m’a envoyé afin de m’aider à retrouver le passé de son père…







À suivre…

Original
La Presse, Montréal, jeudi 18 avril 1963
Surtout ne dites pas que la mémoire est une faculté qui oublie!
Quelques photos, diverses mentions de faits glorieux, héroïques ; des noms qui nous furent longtemps familiers… et tout de suite, sur l’écran de la mémoire, des images reprennent vie et couleurs.
Car nous l’avons vécue cette période fébrile, axée sur I’inquiétude et structurée sur le courage, et des mois durant nous avons suivi, sur l’interminable ruban du télétype, l’exaltante aventure de l’escadrille « 425 » Alouette.
Ils avaient 20 ans à peine pour la plupart. Réfléchis et ardents à la fois, tous avaient choisi la liberté dont on peut jouir aussi intensément qu’on a été valeureux au moment de la défendre. Peu nombreux aux premières heures, mais les chefs possédaient un tel don puissant de persuasion que bientôt ils furent des centaines à endosser l’uniforme. Des centaines qui finalement formeront un total de 2000 hommes.
Étaient-ils des casse-cou? Nullement. Voulurent-ils jouer aux héros? Pas plus. Volontairement, ces hommes jeunes offrirent leurs services, sachant exactement combien était redoutable la partie dans laquelle ils s’engageaient.
Ils partirent donc puis ce fut notre rôle, au gré des jours et des événements du conflit, de consigner des faits d’armes propres à galvaniser notre fierté. Hélas, maintes fois les dépêches comportèrent des listes de noms suivis de la tragique mention :
DISPARU. Le sacrifice avait été suprême, le dévouement à la plus noble cause avait exigé sa dramatique rançon.
Puis les années passèrent et l’on put croire que tant de noms inscrits au parchemin glorieux ne seraient plus que de vagues souvenirs s’amenuisant dans Ie temps. Certes c’était le risque à courir. Les générations d’une époque savent peu comment et pourquoi Ies générations précédentes, au moment du choix, ont opté pour le danger, ont choisi la voie dangereuse, ont emprunté la route sans Iendemain. Mais, il est une fraternité des armes qui survit aux désastreuses morsures du temps; cette fraternité sait faire sonner, au moment opportun, Ie rappel de l’initiative de « regroupement des Alouettes » — à laquelle est consacrée la présente documentation — n’est qu’un nouvel exemple de la permanence du souvenir. Qui peut, un temps, sommeiller, mais retrouve vigueur et saine exaltation chaque fois qu’il convient de rassembler ceux-là qui, à un certain moment de I’histoire de leur pays, n’ont pas écouté d’autre voix que celle du devoir.
L’hommage aux disparus sera sobre, émouvant, sans inutile fanfare. Au fait, ont-ils, ceux-là qui sont tombés en plein ciel … un monument collectif en terre canadienne ? Si la réponse est négative, est-il vraiment trop tard pour édifier, dans un matériau noble, un monument — et qu’il soit modeste — sur Iequel on pourrait lire des noms ayant largement mérité d’être retenus à jamais ?
La mémoire n’oublie pas toujours. Encore faut-iI, parfois, dresser sur la route du souvenir un humble monument qui, du passé, sera Ie témoin éloquent.
Roger CHAMPOUX
Translation
La Presse, Montreal, Thursday, April 18, 1963
Don’t say that memory is a faculty that forgets!
A few photos, various mentions of glorious, heroic events; names that were familiar to us for a long time… and immediately, on the screen of memory, images come back to life and colour.
For we lived through this feverish period, focused on anxiety and structured on courage, and for months on end we followed, on the endless tape of the teletype, the exhilarating adventure of « 425 » Alouette squadron.
Most of them were barely 20 years old. Thoughtful and ardent at the same time, they had all chosen the freedom that one can enjoy as intensely as one was valiant in defending it. Few in number in the early hours, but the leaders possessed such a powerful gift of persuasion that soon hundreds of them donned the uniform. Hundreds that eventually grew to a total of 2,000 men.
Were they daredevils? Not at all. Did they want to be heroes? No more than that. Voluntarily, these young men offered their services, knowing exactly how fearsome the game they were getting into was.
So they left, and then it was our job, as the days and events of the conflict unfolded, to record the feats of arms that would galvanize our pride. Alas, many times the dispatches included lists of names followed by the tragic words:
MISSING IN ACTION. The sacrifice had been supreme, the devotion to the noblest cause had demanded its dramatic ransom.
As the years passed, it seemed as if so many names inscribed on the glorious parchment were nothing more than vague memories fading in time. Certainly that was the risk involved. The generations of one era know little of how and why the previous generations, at the time of their choice, chose the dangerous path, took the road without tomorrow. But there is a brotherhood of arms that survives the disastrous bites of time; this brotherhood knows how to ring the bell, at the right moment, at the right time, to remind us of the initiative of « regrouping the Alouettes » – to which this documentation is dedicated – is but another example of the permanence of memory. It can, for a time, slumber, but regains vigour and healthy exaltation every time it is appropriate to gather together those who, at a certain point in the history of their country, did not listen to any voice other than that of duty.
The tribute to the missing will be sober, moving, without unnecessary fanfare. By the way, do they, those who fell in the sky… have a collective monument on Canadian soil? If the answer is no, is it really too late to erect a monument in noble material – and let it be modest – on which we could read names that have richly deserved to be remembered forever?
Memory does not always forget. Sometimes it is still necessary to erect a humble monument on the road to remembrance which will bear eloquent witness to the past.
Roger CHAMPOUX

collection of Jean-Paul Michaud via Ginette Michaud
To be continued…





