Il était une fois… Les 36 missions du pilote Maurice Landry, D.F.C.

Je me souviens de Lucky Love et de son pilote Maurice Landry.

Un peu moins du navigateur.

Voici le partage de la petite-fille de Maurice Landry. Son grand-père se raconte…

À l’ère de l’intelligence artificielle, celle-ci partage également, et ce, en moins de 10 secondes.

Voici une proposition de billet de blogue prête à être publiée, rédigée dans le style de votre blogue 425 Alouette, mettant en valeur le précieux témoignage de Maurice Landry et faisant le pont avec l’équipage de Joseph Boyer.

Il était une fois… Les 36 missions du pilote Maurice Landry, D.F.C.

C’est la magie du Web et de notre passion commune pour l’histoire de l’escadrille 425 Alouette qui opère à nouveau. Récemment, la petite-fille du vétéran Maurice Landry m’a contacté pour partager un document d’une valeur inestimable : un récit de neuf pages écrit de la plume même de son grand-père, détaillant sept de ses trente-six missions accomplies aux commandes de son bombardier durant la Seconde Guerre mondiale.

Ce texte, empreint d’humilité, d’un réalisme saisissant et parfois d’une touche d’ironie typique de nos aviateurs (« À la prochaine guerre ! » lance-t-il en conclusion), nous plonge au cœur des nuits d’enfer de l’été 1944.

Sous prétexte que les traditions orales se perdent… »

C’est ainsi que Maurice Landry commence son récit, poussé par l’un de ses fils à mettre ses souvenirs par écrit. Et quel témoignage ! Le pilote y raconte l’effervescence de la nuit du D-Day (6 juin 1944), avec le bombardement de Houlgate à l’aube, suivi immédiatement d’une seconde mission le soir même sur Coutances à basse altitude pour freiner les renforts allemands.

On y découvre aussi la mascotte « Vickie », confectionnée par l’épouse de l’adjudant St-Amour, qui accompagnait l’équipage et qui a toujours ramené tout le monde à bon port.

« …En revenant, nous avons éprouvé des problèmes avec un des moteurs et c’est à une autre base (Long Marston) que nous avons atterri sur trois engins… »

– Maurice Landry, à propos de la mission sur Coutances.

Des miracles dans le ciel de France

Le récit atteint des sommets d’intensité lors de la mission du 8 juin 1944 sur Mayenne. Pris dans une purée de pois à l’atterrissage et volant à peine à 50 pieds du sol, le Halifax accroche des câbles de haute tension. Les fils s’enroulent autour des deux moteurs droits, brisant le pare-brise et l’astrodôme. Malgré les moteurs inopérants, Landry réussit l’impossible : poser l’appareil sur un aérodrome voisin dans un immense soulagement… sauf pour le sans-filiste qui, croyant à une collision, s’apprêtait à sauter en parachute !

Le 15 juin 1944, lors d’un raid sur les quais de Boulogne, l’avion est touché de plein fouet par la Flak. Un incendie se déclare dans le moteur externe droit. Après avoir mis l’hélice en drapeau et piqué vers l’Angleterre sur trois moteurs (puis deux lors de l’approche finale !), Landry pose son Halifax criblé de 52 trous d’éclats d’obus à Woodbridge. Il ne restait que 10 minutes d’essence.

Le lien retrouvé : L’équipage Landry et le navigateur Joseph Boyer

Ce message reçu cache une autre superbe surprise. Vous vous souvenez sans doute de notre billet de décembre 2022 concernant le navigateur Albert Vincent Joseph Boyer (La citation) et le commentaire laissé par son fils Denis.

https://425alouette.wordpress.com/2022/12/03/la-citation-2/

Eh bien, Joseph Boyer était le navigateur attitré de… Maurice Landry ! La famille Landry possède plusieurs photos d’époque montrant les deux hommes et le reste de leur équipage soudé face au destin. Les ponts sont maintenant jetés pour que les descendants de ces deux héros puissent échanger leurs précieux souvenirs et photos de famille.

Un immense merci à la petite-fille de Maurice Landry pour ce partage généreux. C’est grâce à des documents comme celui-ci que la mémoire des Alouettes reste bien vivante.

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